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Témoignage

"La visite commence par la Maison, l'endroit même où les enfants et les éducateurs vécurent. Le temps semble y être suspendu. Des lettres et des dessins des enfants sont exposés dans le réfectoire. Les dortoirs portent les photos des disparus. C'est irréel. J'imaginai dans ma tête les bols de chocolat chaud fumant, posés sur la table et qui ne seraient jamais bus.
Et la visite continue par la Grange. Il y est retracé l'itinéraire, l'histoire de ces enfants et de leurs familles qui se croyaient en sécurité en ces lieux. On y apprend au travers de leur destin bouleversant, la vie sous l'Occupation, sous le régime de Vichy et les persécutions antijuives. C'est un parcours poignant, mais un devoir de mémoire. Les dernières salles sont consacrées à des faits aussi graves : le crime contre l'humanité. Et cela va bien au-delà des images du procès de Klaus Barbie. On y trouve des exemples contemporains de crimes contre l'humanité. C'est une exposition très bien documentée, qui nous fait mettre le doigt là où ça fait mal. Des choses horribles comme la persécution des juifs, continuent de se passer de nos jours ! Nous ne pouvons plus l'ignorer et nous devons faire en sorte que des drames du type de celui qui s'est passé en ces lieux, ne se reproduisent plus jamais.
"

Jacqueline, 48 ans

 

En savoir plus...

Vers une autre page A la découverte de l'Ain :

Bourg en Bresse et le monastère royal de Brou

Trévoux

Nantua

 

Liens

Maison d'Izieu : http://www.memorializieu.eu/

La Conservation départementale – Musées des Pays de l'Ain : http://www.musees.ain.fr/

Les Archives Départementales : http://www.ain.fr/decouvrir/
archivesdep/index.html/

 

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Histoire


L'Ain a toujours été au cœur d'un vaste réseau de communication et tout au long de son histoire, sa position stratégique en a fait une terre convoitée. De batailles en négociations, les terres de l'Ain sont passées entre de nombreuses mains. Elles ont ainsi été dauphinoises, savoyardes puis françaises, puis de nouveau savoyardes et enfin françaises... L'Ain a même été scindé en deux pendant l'Occupation entre la zone occupée et la zone libre. Les traces de ce passé chaotique restent encore visibles aujourd'hui.

 

vue sur le chateau sur la crete

Le château des Allymes depuis le Mont Luisandre


L'Ain de l'Antiquité au Moyen-âge

 

colonne de l'antiquité, plutot noir

Site archéologique d'Izernore

 

Déjà sous l'antiquité, les terres de l'Ain étaient des lieux de passage, traversées par de nombreux cours d'eau. C'est à cette époque que furent construits temples, aqueducs et voies romaines, des édifices encore aujourd'hui visibles à Izernore, Vieu, Briord, Coligny...

 

 

 

eglise en pierre avec clocher très long

L'église St André de Bâgé

 

 

A l'époque carolingienne, l'Ain fut découpé en nombreuses seigneuries appelées aussi « Sireries », comme celle de Bâgé, la seigneurie de Beaujeu, de Villars, la Maison de Coligny... quelques traces de cette histoire persistent encore aujourd'hui comme la Maison des Sires de Villars à Trévoux ou encore le château des Sires de Bâgé à Bâgé le Châtel. Au XIème siècle, la conquête de ces terres par le duché de Savoie laissa entrevoir les futures frontières actuelles du département.

 


 

 

 


 

Dauphinois, savoyard ou français ?

A partir du XIème siècle, les comtes de Savoie débutèrent leur conquête de l'Ain par le Bugey. Au début du XIVème siècle, une guerre éclata entre la Savoie et le Dauphiné. Batailles, conquêtes, puis pertes de territoires vont se succéder. C'est à cette époque que fut construit le château des Allymes à Ambérieu-en-Bugey. Un échange de territoire mis fin à cette guerre et d'autres rachats se succédèrent. Au début du XVème siècle l'Ain est quasi unifié sur la tutelle des savoyards.

En 1502, Marguerite d'Autriche épousa Philibert le Beau, duc de Savoie. A son décès deux ans plus tard, elle entama les travaux du Monastère royal de Brou, édifice monumental portant sur ses murs et ses vitraux les couleurs savoyardes de son défunt mari, et reçu les pays de l'Ain en douaire. A sa mort, François Ier revendiqua la Savoie et s'en empara. Au milieu du XVIème siècle, l'Ain est totalement unifié sous le drapeau du roi de France, mais pour peu de temps. En 1560, la Dombes devient une principauté indépendante qui le resta jusqu'en 1762 avant d'être rattachée à la France. Prospère, elle est munie d'un Parlement à Trévoux, frappe sa propre monnaie et développe le Dictionnaire et le Journal de Trévoux. A la même époque, Emmanuel Philibert de Savoie reconquiert la Savoie, mais l'Ain est en 1601 cédé à Henri IV et donc à la France, grâce au traité de Lyon, signé au Château des Allymes.

 

L'Ain haut lieu de résistance

 


batisse blanche, volet bleus, tuiles

La maison d'Izieu

L'histoire du département est largement marquée par la seconde guerre mondiale, principalement pendant l'Occupation. Proche de la ligne de démarcation, en partie en zone occupée et en zone libre, puis sous occupation italienne en 1942, le département et plus particulièrement le Bugey s'organise. La Résistance se met en place aux côtés de Jean Moulin et du Général Delestraint et le Maquis de l'Ain se constitue. Le 6 avril 1944 à Izieu, 44 enfants juifs et leurs éducateurs furent raflés sous les ordres de Klaus Barbie, responsable de la Gestapo de Lyon, déportés et tués. Seule une éducatrice en revint vivante. Les monuments des maquis à Echallon et Cerdon, le Musée départemental d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura à Nantua et la Maison d'Izieu – mémorial des enfants juifs exterminé, perpétuent le souvenir de cette période tragique.