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| Les vieilles pierres nous parlent comme
personne, des siècles passés ? |
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« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es ;
convier quelqu’un c’est se charger de son bonheur
pendant tout le temps qu’il est sous son toit »
Brillat-savarin
Jean Anthelme BRILLAT-SAVARIN /1755-1826
Il est né à Belley le 2 avril 1755. Cet
aîné de huit enfants passe sa jeunesse dans une
des plus belle maison de Belley : au numéro 62 de la Grande
Rue. Son éducation est très
sévère. Il prend goût à la
cuisine grâce à sa mère, « la
Belle Aurore » qui est un véritable cordon bleu.
Une de ses tantes en fait son légataire universel
à la condition qu’il prenne son nom. Il devient
alors Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN.
Dans sa famille, la tradition veut que
l’aîné des Brillat soit avocat.
Après 10 années au collège de Belley,
Jean-Anthelme suit donc des études de droit à
Dijon. Il approfondit aussi ses connaissances en médecine et
chimie.
En 1779, à 24 ans, il devient avocat
au tribunal civil de Belley. Il occupe ce poste jusqu’en
1789, date à laquelle il est élu
député du Tiers Etat à
l’Assemblée Constituante. Au sein de son Bugey
natal, il trouve un accueil favorable de la population locale qui le
nomme Président du Tribunal Civil de l’Ain,
Commandant de la Garde Nationale, représentant de
l’Ain au Tribunal de Cassation puis maire de Belley.
En 1794, les Révolutionnaires
grondent. Brillat-savarin tient des propos engagés sur
l’abolition de la peine de mort qui le font remarquer au sein
de la tribune. Il est désormais connu pour son royalisme
prononcé. Le Tribunal Révolutionnaire qui
l’accuse de « modérandisme » ,
lance un mandat d’amener contre lui. Il part
s’exiler en Suisse, en Hollande puis en Angleterre pour
s’embarquer pour l’Amérique. Pendant
trois ans, il vivra comme violon au sein de l’orchestre du
John Street Theater de New York.
En 1796, il est autorisé à
regagner la France mais il est dépouillé de tous
ses biens. Il attendra l’année 1801 pour
être nommé à 45 ans Conseiller
à la cour de cassation. Il occupera cette fonction
jusqu’à la fin de sa vie. Le 1er
février 1826, à l’âge de 70
ans, Brillat-Savarin meurt d’une pneumonie malgré
tous les soins prodigués par son filleul le Docteur
Récamier. Il sera inhumé au cimetière
du Père Lachaise.
Cet esprit cultivé s’est
formé, tout au long de sa vie, aux langues mortes (latin et
grec) ainsi qu’aux langues étrangères
(français, italien, espagnol, anglais, allemand), au patois,
à l’économie politique, à la
chimie, à la physique, à la médecine,
à l’archéologie, à la
philosophie ou encore à la musique. Il était
aimé pour son inaltérable bonne humeur et son
sens de l’hospitalité. Concernant la gastronomie,
deux apprêts, une garniture, des tartelettes et des
croustades portent son nom.
BIOGRAPHIE
« Physiologie du goût ou méditations de
gastronomie transcendante, ouvrage théorique, historique et
à l’ordre du jour, dédié aux
gastronomes parisiens par un professeur, membre de plusieurs
sociétés littéraires et savantes.
»
« Histoire philosophique de la cuisine »
« Mémoire sur l’archéologie
de la partie orientale du département de l’Ain
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