Description
Rencontre autour du projet artistique de Bénédicte Bailly et Chloé Colin (Blick photographie) "Sorcières de Rossillon - une mémoire sous silence" avec diffusion d'extraits de leur podcast et quelques visuels.
Claudie, Perronnette, Pierre, Alix, Françoise... six femmes et deux hommes accusés d’hérésie et brûlés sur la place du village de Rossillon, dans le Bugey, en 1467.
L’existence de ce bûcher n’est aujourd’hui attestée que par un document d’archives : un rouleau de parchemin conservé aux Archives départementales de la Côte-d’Or à Dijon, sur lequel sont recensés les comptes de châtellenie du seigneur de Rossillon pour l’année 1467. S’agissait-il de sorciers ou de simples hérétiques ? Comment expliquer qu’une commune de taille modeste – environ six cents habitants au XVe siècle – ait organisé un bûcher d’une telle ampleur à une période aussi précoce dans l’histoire des persécutions liées à la sorcellerie ?
Alors que les archives mentionnent principalement des accusations d’hérésie, l’événement est aujourd’hui largement évoqué dans le territoire comme une histoire de « sorcières ». Cette transformation du récit soulève plusieurs questions : comment cet épisode a-t-il été transmis et réinterprété au fil du temps ? Quelles traces a-t-il laissées dans les imaginaires et les récits des habitants du Bugey ?
Le projet « Sorcières de Rossillon – une mémoire sous silence » propose d’explorer ces questions en croisant recherche historique, enquête ethnographique et création artistique, afin d’éclairer un événement situé à la frontière entre histoire et mémoire collective.




